Le lieu : Hier soir dans la voiture.

Les actrices  : Donzelle et sa mère

L'action : Je viens d'aller chercher Donzelle à la garderie. Donzelle parle (encore) et raconte sa journée. Elle est très contente. Depuis cette semaine, les élèves du CP, sachant lire, ont accès à la bibliothèque de l'école primaire. Elle ouvre sans cartable, dans le but de me faire admirer l'objet chéri : Le livre de bibliothèque.

D'un seul coup, un cri.

J'évite (de justesse) de renter dans la voiture devant moi et interroge ma fille sur les raisons de son émotion :

Soeur Anne (Enervée)  : Pourquoi tu cries comme ça ?

Donzelle (Effondrée) Maman, le livre, tu as vu combien il a de pages ?

Soeur Anne (Petite appréhension, type, elle a pris un livre trop gros, elle n'aime pas lire, elle ne voudra pas faire d'études, elle...) Tu as compté ?

Donzelle (Ecoeurée) Il n'en a que QUATRE. Mais qu'est-ce que je vais lire le reste de la semaine ?

Première conclusion : Donzelle est bien MA fille (remarquez, mes 30 points d'épisio me l'avaient déjà fait constater), elle aime la lecture. Peut-être dans quelques années, choisira-t-elle ses livres comme sa mère, au poids, les livres les plus gros sont les meilleurs !!

Deuxième conclusion : Si Donzelle rangeait mieux sa chambre, sans doute découvrirait-elle qu'elle dispose déjà d'une cinquantaine de titres, qui certes, lui ont déjà été lus (et relus) par son indigne génitrice, mais qui peuvent a priori, supporter d'être lus par ses petits yeux à elle, grâce aux connexions de la lecture nouvellement établies par ses petits neurones à elle, pour son plaisir à elle...

MA FILLE AIME LIRE (Et je suis contente !!)