courgette amoureuse

 

Aujourd'hui, la courgette n'a presque pas de pépins, et ça mérite d'être signalé.

3 jours de festival m'ont laissée épuisée mais ravie (Raah, Lenny Kravitz...). Aussi bon pour mes neurones en surchauffe et mon moral oscillant que 15 jours de vacances.

Ceci dit, je n'en suis pas encore remise. 3 jours non stop debout dans la chaleur, le bruit, la foule...

Mais la musique, mais l'ambiance, mais les découvertes et les valeurs sûres (Allez, je vous fais baver : Lenny Kravitz donc, mais Muse, mais Pharrell Williams, mais Dumford & sons, mais Skip the Use, mais IAM, mais Shaka Ponk et tant d'autres);

Et puis une ambiance qui s'est détendue à partir du moment où j'ai décidé de ne plus me laisser atteindre;

Et puis la Greluche qui a rempli brillamment tous ses objectifs;

Et puis le Jeunôme que j'ai dû ramener de sa seule journée de festival après une défaillance due à la chaleur, qui dissertait sur la lune, le soleil, les éclipses, à minuit, en rentrant à la maison dans les rues étouffantes;

Et puis l'overstressé, surbooké, hyperactif Barbe Bleue, qui nous parle du festival depuis 6 mois et qui méritait bien plus que n'importe qui de se détendre.

Bref, la bulle chaude de bonheur s'est percée aujourd'hui, car le Nord a sorti son plus beau rideau de pluie pour accueillir le Tour de France et me voici enrhumée et chafouine, à moitié endormie. (Un jour, je conterai mon ancienne folle passion pour Miguel Indurain... Hum, finalement, il était dit que le physique à l'espagnole me convenait, il suffit de voir Barbe Bleue).

Et la maison s'allège de plus en plus. Et plus la maison s'allège (Je tourne à 3 ou 4 sacs de 30 litres/semaine), plus je m'allège.

Depuis 1 mois, je ne me jette plus sur la nourriture comme une droguée en manque en rentrant du travail. Après des années de dépendance, la pulsion a tout bonnement disparu.

Je ne sais pas pourquoi. Ou peut-être que si.

Un chat a 9 vies, mais la femme en a assurément plusieurs. La moi de la cinquantaine va commencer à émerger sans doute. Plus on avance en âge, plus on touche à sa propre essence, à sa propre vérité pour peu qu'on veuille bien se poser et y réfléchir un peu je crois.

Finalement, à un moment ou un autre, on est toujours seul. Autant être une bonne compagnie pour soi-même.

                                                                             coeur 2