Joël Saget AFP militaires-pieds-tour-eiffel-19112015

Très sincèrement, que dire, même une semaine après. Le temps du deuil est encore là.

D'autres ont su mieux que moi exprimer leur peur, leurs doutes, leur effroi, leur émotion. Un mélange de tout cela. Les va-t-en-guerre me révulsent autant que les padamalgam béats.

Je pense que justement, je ne suis pas assez informée et pas apte à donner un avis sur la suite à donner, sur les actions à mener.

A vrai dire, tous ces avis péremptoires lus ça et là me gonflent, parce qu'ils ne correspondent qu'à une vision parcellaire.

On se fait toujours des illusions sur sa propre connaissance des choses, mais j'ignore complètement, moi, comment on peut stopper Daesh.

Même si j'ai une idée de ce qu'il ne FAUT PAS faire, des compromissions et des ententes à éviter.

Et puis, dans mon journal, ce matin, 3 personnes interpellées pour apologie de Daesh dans ma ville.

Ce sentiment d'insécurité lié à une dose de fatalisme...

Alors on va vivre, comme d'habitude. Avec cette inquiétude de savoir ses enfants à quelques kilomètres de soi. Et en même temps, qu'est ce que ça changerait, qu'ils soient avec moi ? Ce sont peut-être eux qui sont plus en sécurité que moi, en centre-ville.

Nous étions des cibles, et nous voulions l'ignorer.

Maintenant, nous le savons, et qu'est ce que ça change ?