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Finalement, ce ne sera pas encore pour cette fois le léger, le futile, et les petits bonheurs.

C'est la faute à la date du jour.

Parfaitement.

Le 8 mars.

Journée des DROITS de la femme nom d'une pipe en bois.

Des collègues masculins ET féminins m'ont souhaité "Bonne fête".

Etant d'un naturel poli (Il faut vraiment me pousser longtemps pour que j'évacue tout ce que la politesse (ou ma bêtise) m'a interdit de dire avant), j'ai préféré ne pas répondre, me contenant d'un sourire.

Dans un magasin, on m'a offert 20% en ce jour béni. Dans un autre, on avait droit à une fleur (Je ne suis pas entrée). Avec un coup de chance, il devait y avoir une réduction sur la lingerie fine ou les aspirateurs. Ou alors les crèmes anti-cellulite.

Je n'ai même pu envie d'argumenter, d'expliquer, marre de la pédagogie, marre de mesurer l'incompréhension des interlocuteurs qui te disent "Mais c'est ta fête, tu devrais être contente".

Je serai contente le jour où on n'aura plus besoin d'une journée précise pour se rappeler que les femmes doivent lutter chaque jour pour naître, vivre, aimer à des degrés divers. D'une manière plus matériellement confortable et plus sournoise dans nos pays occidentaux, ou beaucoup plus brutalement ailleurs.

En ce jour, je préfère penser, soutenir, et peut-être faire partie bien modestement de ces femmes qui ont lutté, qui luttent et qui lutteront encore.