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Une à deux fois par semaine, j'aime bien rentrer chez moi le midi. Surtout quand il fait beau. Quand on a le temps pour autre chose qu'un reste réchauffé au micro-ondes et mangé à son bureau, c'est agréable de cheminer le long de la longue ligne droite qui m'amène du bureau à la maison.

La route longe à un moment les voies SNCF mais on n'a pas de vue sur les rails. Au lieu de cela, c'est tout un fouillis d'arbres et de plantes plus ou moins entretenu qui m'accompagne. Entre deux passages de voitures, on y entend les oiseaux et quand il n'y a personne, on perçoit, on entend les mille bruits des petites vies qui se déroulent au pied des arbres, mais mes mauvais yeux ne voient jamais rien, et mon indigence culturelle botanique serait bien incapable de nommer une plante parmi d'autres.

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A la maison, on n'entend plus ces bruits dans le jardin, notre grande chasseresse féline y met bon ordre, quoiqu'elle vieillisse. Samedi, je plantais des fleurs, et elle restée toute l'après-midi devant un trou de mulot. Le soir, après qu'elle soit rentrée à l'intérieur du Donjon, obéissant à l'appel impératif de la croquette, le mulot est sorti de son trou pour venir boulotter les bébés fraises amoureusement couvés par Barbe-Bleue qui les fait bénéficier, ainsi que toutes ses autres plantations, d'une causerie individuelle tous les soirs.

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Heureusement, la surface cultivée n'est pas grande. A noter que cette causerie ne s'étend pas à mes géraniums et autres plantations, lesquels doivent se contenter d'un arrosage impersonnel. Les plantes aromatiques sont diversement appréciées, et les deux pieds de basilic bénéficient nettement de plus d'attention que la sarriette.

Ce week-end de fête des voisins et de fête des mères va être chargé. De plus, Greluche néo-conductrice accompagnée met à rude épreuve - involontairement, la pauvre choupette n'y est pour rien- mes nerfs malades. C'est elle qui nous amènera fièrement chez ses deux grands-mères. Je me réfugierai à l'arrière, en compagnie du Jeunôme bien inquiet également.

Il y a du soleil, et mon havre de paix sera bien abandonné ce week-end. Mais le printemps est bien là, et je me sens revivre.

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