Je ne vois rien venir

Notre vie de famile : Soeur Anne, Barbe-Bleue, la Donzelle et le Pirate, les coups de blues, les envies de rire et les coups de coeur !!

07 juillet 2008

Ras-le-bol

Post pas gai, les filles !!

Je sors d'une méga-crise de spasmophilie.

Je ne supporte plus tout ça au boulot.

Je n'y arrive plus : Me remonter le moral, remonter le moral des autres, me sentir responsable des autres, au boulot, à la maison...

La bonne humeur de façade s'est lézardée.

Je ne veux pas de congé maladie, mais le physique ne suit plus.

"L'enfer, c'est les autres" disait ce vieux Jean-Paul.

C'est bien vrai.

Quand trouverai-je l'issue du tunnel ?

Edit du 08 juillet Et bien finalement, le physique m'a lâchée 17.10 de tension + état dépressif Je suis en congé de maladie, à mon corps consentant mais à mon coeur défendant

Posté par Soeur Anne à 04:20 PM - Splendeurs et décadences de la vie de bureau - Commentaires [39] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 octobre 2007

La proie pour l'ombre

italie_voyage_voyage_europe___f0013032Telle que vous ne me voyez pas, je suis perplexe. Oui, perplexe.

De grandes questions existentielles me préoccupent.

Non, non, je ne rigole pas. Post pas drôle aujourd'hui. (Désolée).

Mon travail actuel ne me plait pas. mais alors pas du tout. Néanmoins, il n'est pas désagréable, muni d'horaires corrects (9H 12H- 13H 17H) et me permet de bosser à temps partiel (le mercredi). D'un point de vue organisation, c'est l'idéal pour Donzelle et Pirate.

Sans doute, dans 2 ou 3 ans, la structure dans laquelle j'exerce mes activités va disparaître. Et je devrais sans doute travailler à 1H de route minimum avec contraintes horaires bien plus importantes.

Mais ce n'est pas sûr.

J'essaie donc de bouger et même de quitter l'Oiseau Bleu. Mais sur des postes plus prenants, et sans doute sans temps partiel. mais sur place. Et plus intéressants.

Et je me pose des questions. Liées à mes enfants, bien sûr. J'ai peur de lâcher la proie pour l'ombre. J'ai peur de tomber de Charybde en Scylla. J'ai peur de lâcher ce travail que je déteste et qui m'ennuie, mais avec un confort organisationnel sans pareil, pour un poste motivant, qui me plairait, mais qui, en termes d'horaires, pénaliserait mes enfants. Sans être sûre que ma structure actuelle va vraiment disparaître.

Ca fait presque un an que ça me bouffe. Que je ne suis ni tout à fait d'un côté, ni tout à fait d'un autre. Un an que je n'y vais "que d'une fesse" (Amis gogoleurs bonjour !).

Il va falloir que je me lance. Soit je reste, et j'arrête de me plaindre et d'y aller à reculons, soit j'essaie de partir et je fonce, au lieu de rédiger mollement des CV pas géniaux.

Je SAIS ce que j'aimerais vraiment faire. En plus, j'ai la "chance" d'être fonctionnaire (Nan, je suis pas en grève), donc je ne me lance pas vraiment dans la jungle. Enfin, si. Mais une jungle sous statut, quand même.

Mais bon sang, qu'est ce que j'attends pour me lancer ?

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06 septembre 2007

Défoulement

Je n'en peux plus.

Trouvez-moi un mercenaire. 0030

Ou une mutation.

En attendant, un punching-ball fera l'affaire.

Délivrez-moi de ce crétin vaniteux et suffisant !! (Libérez mes collègues aussi, nous sommes 4 malheureux à réfléchir à une procédure de harcèlement moral !!)

cible  0025

Au secours...

Ceci était la séance de défoulement de Soeur Anne. Vous voudrez bien ne pas lui en tenir rigueur, en plus, son organisme ne supporte pas les anti-stress que lui a donné son docteur.

Merci pour elle, elle retourne en enfer !

Posté par Soeur Anne à 10:54 AM - Splendeurs et décadences de la vie de bureau - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juin 2007

Vaste programme

MORT AUX C....

vaches_20_28_

ET EN PLUS, ILS SONT EN TROUPEAU !!

Filez-moi des banderilles...

Posté par Soeur Anne à 03:32 PM - Splendeurs et décadences de la vie de bureau - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2007

Serial souhaiteuse

Oui, je sais, mon titre n’est pas français.

Mais il traduit ma fatigue morale.(Et physique, je sors d’une migraine atroce pas vraiment terminée).

Depuis le 1er janvier, elle est revenue.

La phrase qui tue.

" Bonne année et bonne santé, la santé surtout . C’est le plus important, hein "

Je ne supporte plus.

Attendez, je suis bien consciente que personne n’est original dans ce genre de circonstances, et surtout pas moi. Et aussi, que la santé c’est important. Je ne vis pas au pays de Oui-Oui, moi non plus.

Mais cette phrase, en 2 semaines de travail, j’ai dû l’entendre, au bas mot 500 fois, dite à moi, dite à d’autres, et SURTOUT dite au téléphone à ses interlocuteurs par ma collègue, dont je vous ai parlé il y a quelques mois.

Au secours.

Je déteste les 15 premiers jours de janvier.

En général, je m’arrange pour ne pas trop errer dans les couloirs… mais la nature a tout de même quelques exigences… sans parler des réunions et autres joyeusetés de la vie de bureau.

Il s’avère que j’ai beaucoup de mal à être hypocrite. En général, je porte mes dégoûts et mes antipathies peints sur le visage.

Alors l’idée de devoir bisouiller 2 voire 4 fois les joues de personnes dont la plupart me sont au mieux indifférentes me dégoûte un peu.

Barbe-Bleue me trouve associale en la matière. Le regard des autres le préoccupe. Moi, de moins en moins.

Et mardi après-midi j’ai vécu le plus beau :

LES VŒUX DU DIRECTEUR

Speechs aussi inintéressants qu’obligatoires.(Heureusement brefs, le Directeur n’aime pas les vœux non plus)

Verres de cocktail de jus de fruits. (Je travaille dans un " groupe " où le Règlement Intérieur interdit " l’introduction de boissons alcoolisées dans les locaux du service ")

Petits fours et hypocrisie.

Bonne année, bonne santé léchons-nous le museau, y’a d’la joie.

Je n’aime pas embrasser les gens que je connais à peine. Surtout ceux qui EN PLUS vous tiennent l’épaule. (Comme ça, tu ne peux plus te sauver hinhinhin)

Mais il y a pire.

Il y a quelques années, j’avais un collègue.

En fait, un adjoint.

Qui puait.

D’ailleurs, en famille, nous le surnommions, " Le puant ".

Et croyez-moi, il y avait de quoi.

Précaution oratoire : Tout ce qui va suivre est RIGOUREUSEMENT EXACT. Je n’ai exagéré aucune réalité pour vous amuser (ou vous dégoûter). C’est la vérité pure, mes collègues et moi-même avons beaucoup souffert. Sans rire.

Or donc, ce monsieur, appelons-le Pedro, ne se lavait JAMAIS. S’était-il déjà lavé dans sa vie, j’en doute. Imaginez un petit homme très très maigre, très laid (Il n’y était pour rien, mais en plus il ressemblait à un rat, le pauvre, vous savez, comme dans " H*arry P*otter "), la bouche pleine de moignons de dents noires, le visage blanc, avec 2 furoncles, dont un dans le cou qui éclatait régulièrement. (La seule peur de sa voisine de bureau était que la chose éclate au travail). Etant donné les endroits où il se grattait, d’autres furoncles devaient parsemer son anatomie à des endroits stratégiques (Oui, à cet endroit là, oui).

Il avait 2 costumes, datant des années 70, vu l’allure du col et la largeur des bas de pantalons. Un gris foncé, un gris clair. Des pulls de la même époque, et les chemises assorties. Le tout devait être rarement lavé, et nous faisait vérifier de visu la véracité d’une expression : " Jaune devant, marron derrière ". En plus, il augmentait régulièrement le trou de la couche d’ozone…avec quelquefois un peu de matière. (Bienvenue à Goreland). C’était atroce.

Noua avons tout, absolument TOUT essayé. A l’époque, je travaillais aux Ressources Humaines. Et il était chargé des dossiers médicaux. JAMAIS les médecins n’ont trouvé quelque chose à dire. Jamais nous n’avons réusssi à agir à quelque niveau que ce soit, pourtant, les essais furent nombreux.

Mais pourquoi je vous parle de Pedro alors que j’en étais aux vœux de bonne année ?

Parce que tous les ans, il fallait y passer.

La bise.

C’était une hantise pour toutes. Les collègues masculins rigolaient. Les joues collaient. On était dangereusement proche du furoncle.

Les stratégies d’évitement ne fonctionnaient pas,. Si tu y échappais un jour, tu n’y échapperais pas le lendemain.

D’où, le 2 janvier, présence dans mon sac de mon matériel de maquillage. Bonne année, et hop aux toilettes, lavage complet et ravalement de façade après. (Pour le serrement de mains journalier, les boites de lingettes pour bébé sont très efficaces aussi).

C’est sans doute à cause de lui que je n’aime pas les vœux.

Je ne peux pas m’empêcher de me demander.

Et celui-là, il s’est lavé ?

Posté par Soeur Anne à 10:50 AM - Splendeurs et décadences de la vie de bureau - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juillet 2006

Question existentielle

Ce soir, je me pose une question existentielle : Suis-je normale ??? Ou juste une grosse feignasse ?

Résumons les faits : Cet après-midi, ayant terminé mon travail, rangé mon bureau etc etc etc,,je me suis trouvée, vers 16H30, devant :

- 1/2 heure d'ennui avant l'heure officielle de mon départ
- 3 semaines de congé.

Je ne suis pas une coutumière des départs anticipés (jamais), ni trop tardifs, mais bref, mes dossiers étaient bouclés.

Je m'avise donc de prendre congé de mes chers et néanmoins dévoués collègues et je me prends, en plein dans ma face, la remarque élégante que voilà :

- "Je t'envie de pouvoir ne pas te faire de souci comme moi pour ton boulot !" De la part de ma voisine, 45 ans, qui, effectivement se tue à la tâche, ce que personne ne lui demande, et se croit indispensable, ce qui n'est pas le cas.

J'avoue que sur le moment, la langue, que j'ai pourtant assez vive, n'a rien trouvé. Et encore maintenant, je reste plate.  En effet, les gens qui me connaissent savent que grâce au travail, l'anti-dépresseur et la notion de harcèlement moral n'ont plus de secret pour moi, et que 7 ans plus tard, je n'en suis pas encore remise...ce qu'elle sait très bien, cette chère amie !! Donc, maintenant, je suis un peu échaudée sur la notion de dévouement au boulot.

je n'ai sorti qu'un lamentable "Il faut travailler pour vivre et pas vivre pour travailler" , mais intérieurement, j'ai envie de hurler....

Pourquoi ma langue, que certains ont cru pouvoir qualifier de vipère, voire d'aspic, me laisse toujours en plan quand les choses me tiennent vraiment à coeur ? Toute la nuit, je vais ressasser d'anciennes douleurs, d'anciennes peurs, et encore une fois, 7 ans plus tard, je m'apercevrai que les plaies n'ont pas fini de couler....

Posté par Soeur Anne à 08:42 PM - Splendeurs et décadences de la vie de bureau - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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