Ma mignonne se crème à la rose*
Chers amis, aujourd'hui dans le rubrique "cuisine" nous allons apprendre à faire une crème à la rose.
Encore mieux, au lieu de la manger, nous allons nous la mettre sur la figure !
Vous qui passiez innocemment par le Donjon, vous vous demandez sans doute quelle mouche m'a (encore) piquée. Et bien je vous dirais qu'il s'agit d'une bien gentille mouche, que j'ai eu cet hiver l'occasion de rencontrer, et qui répond au doux pseudo de ...FD !
Il y a quelques années, FD m'a fait tester ses produits de cosméto "faits maison". Emballée, je me suis lancée, séduite par le côté naturel et simple de cette tambouille.
Beaucoup de recettes (et d'expérimentations aussi hasardeuses que ratées) plus tard, je ne lui arrive toujours pas à la cheville, mais j'assure tout de même ma propre consommation et celle de la famille à moindre prix !
Et puis, maintenant, j'ai une élève !
Donzelle a souhaité réaliser SA propre crème "qui sent bon" sachant que l'irritation causée par des mouchages répétés suite à un rhume lui ont laissé une pointe d'éczéma sous le nez.
Je lui ai donc proposé de fabriquer elle-même la version simplifiée de l'une des plus vieilles recettes de cosmétologie du monde (2000 ans) : Le Cérat de Galien.
Ingrédients de base
Hydrolat de Rose 26 g
Huile d'amande douce 17 g
cire d'abeille 7g
J'y ai ajouté, pour la conservation et le renforcement de l'effet voulu :
2 gouttes de vitamine E
6 gouttes d'extrait de pépins de pamplemousse
3 gouttes d'huile essentielle de bois de rose (Excellente pour les peaux fragiles et irritées)
Tout d'abord, Donzelle a fait fondre ensemble la cire et l'huile d'amande douce :
Ensuite, au bain marie, elle a amené l'hydrolat de rose à la même température (60° environ), avant de mélanger à l'huile et à la cire entièrement fondue.
Au bout de quelques minutes d'un mélange énergique, achevé dans un fond d'eau froide pour accélérer le processus de.. refroidissement, la crème est devenue ferme, et elle a pu y adjoindre les gouttes de conservateur et d'huile essentielle.
Donzelle n'a plus eu qu'à mettre sa crème à la rose dans le joli pot choisi parmi les nombreux exemplaires récupérés par sa mère auprès de la famille.
Il m'est un peu difficile de calculer le prix de revient de cette crème, puisque j'avais déjà tous les ingrédients en ma possession. Je l'évalue à moins de 5 euros, pour une crème à laquelle il ne manque que de la teinture de benjoin pour s'appeler du cold cream et qui fait la joie de ma Donzelle très fière de sa première tambouille.
* Titre insipré du célébrissime poème de Ronsard
A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Je suis une droguée (Mais je me soigne)
J'ai enfin réussi à le penser.
J'ai enfin réussi à le dire.
je vous ai déjà dit que j'étais sujette à compulsions alimentaires environ 4012 mille fois je pense...
... focalisées sur le gruyère et le camenbert quand mêm (Enfin, ceci dit, s'il y a de l'Etorki, je ne crache pas dessus, ma boite à fromages n'est pas sectaire) (Elle aime le St Nectaire) (Oui c'est nul, mais je n'ai pas pu résister à l'appel de la rime).
Or donc, barbe-Bleue passe son temps à racheter du fromage qu'il ne mange quasi-pas...Etant donné que j'ai tout boulotté avant, en attendant que Môssieur daigne -enfin- rentrer de son travail et qu'on puisse ouper. (Oui je suis une plouc de province, chez moi on soupe !).
Or donc, avant son départ missionné vers le supermarché, j'ai réussi à ME dire et à lui dire :
- Que le fromage pour moi, c'est comme la clope pour lui, qui a arrêté il y a 2 ans.
- Que me mettre constamment sous le nez l'objet de mon addiction sous prétexte que lui et les mômes en mange une fois par semaine (On mange des yaourts, le soir, au Donjon) était très dur
- Que lui ne supporterait pas d'avoir sans arrêt un paquet de clopes à disposition sans jamais y toucher
- Que je n'arrivais pas à stopper mes compulsions, parce que ben oui, une compulsion comme son nom l'indique, on se rend à peine compte qu'elle arrive qu'on a déjà mangé la moitié d'un brie (Enfin d'une pointe hein, pas la roue entière)
Résultat : Plus de fromage au Donjon, le temps de finir l'existant. Ne reste plus que la sacro-sainte feta des salades estivales.
Si je n'avais pas autant la migraine, je me sentirais bien légère, je crois...
Un aveu en forme de mea culpa
Chers ami(e)s, me voici de retour, après une semaine de vacances, y compris bloguesques, ensoleillée et aimante. Durant cette semaine j'ai bougé, joué, rangé (un tout 'tit peu), bisouillé et câliné abondamment... et puis voilà, cette semaine, les schtroumpfets savourent les joies de la plage (Euh, en bottes et blouson, tout de même, ils sont dans la baie de Somme avec leurs grands parents), et moi je retrouve l'Oiseau Bleu, sans joie, en revanche (Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je suis consciente de la chance que j'ai d'avoir un job, ceci dit tout n'est pas tout rose pour autant).
Toutefois, j'ai un regret d'avoir été aussi flemmarde, bloguesquement parlant, la semaine dernière, parce qu'il y avait un sujet qui me tenait à coeur et dont je voulais parler.
Et c'est là qu'intervient la notion d'aveu, parce que, là, enfin, la coupe est pleine, et j'ai quasiment honte qu'elle n'aie pas été pleine avant.
Voilà longtemps que je suis abonnée à ELLE. J'ai toujours apprécié dans ce magasine les articles rigolos ou sérieux, les news people dont on se fout mais qui font rire, Fonelle, évidemment, et SURTOUT les 2 doubles -pages hebdomadaires de critiques littéraires puisque les habitué(e)s savent à quel point je suis book-addict !
Or donc, la semaine dernière, ELLE a cru bon de faire un article sur les "rondes" qui s'assument, avec interviews à l'appui...
Pourtant j'aurais dû m'y attendre, de la part d'un magasine qui considère Laetitia Casta comme ronde !
Sur les 3 rondes photographiées et interviewées dans les rues de Paris, l'une est très mince, l'autre a une ou deux rondeurs mais j'ai surtout noté qu'elle s'habillait très mal, sans doute pour être "à la mode", la troisième est MAGNIFIQUE, mince, belle, roulée comme une déesse, et sans aucun kilo en trop.
Je vous laisse juge...
D'ailleurs cette jeune fille, interviewée, s'étonne avec justesse "Quelles rondeurs ? On ne m'a jamais dit que j'avais des rondeurs". Ben oui, ma grande, tu n'en a aucune. Tu es BELLE... J'espère que ces idiotes sous-alimentées, apprenant ainsi à cette demoiselle qu'elle la trouvaient ronde, n'ont pas provoqué chez elle des complexes ou une envie de régime !
Bon, cette fois, c'est décidé, j'arrête mon abonnement. J'achèterai des livres avec les sous ainsi économisés.
Pour le reste, je vous laisse allez lire A N G E L, qui traduit exactement le fond de ma pensée, Olympe qui amène une reflexion féministe particulièrement bienvenue sur le sujet ou cet article, qui reflète si bien mon état d'esprit. La taille moyenne des Françaises, c'est 40/42, pas 34, b....l !(Message à une 34 et à une 36 qui se reconnaîtront, vous savez bien que je n'ai rien contre les 34, mais contrairement à vous, j'ai des hanches et les formes de la fille du Sud que je suis, via ma famille paternelle, je ne PEUX pas, techniquement, faire cette taille-là) (La génétique est une garce).
... Et, oui, je fais un petit "régime" (En fait non, je ne mange pas gras, et pas de cochonneries, efin, le moins possible), que j'aurais bientôt fini, parce que je voulais retrouver mon 40 ! C'est fait. pour le 38, je pense qu'un peu de sport me suffira pour avoir le popotin ferme et la cuisse aguichante. D'ailleurs, Barbe - Bleue me trouve très belle, il me l'a encore dit hier. (Et ne veut pas que je maigrisse !) (Euh moi si quand même, mais pas pour être maigre, non plus).
Bon appétit !!
La scène se déroule dans un Donjon tranquille au pays des ch'tis. La famille fourbue se restaure grâce au délicieux repas cuisinée par la mère de famille méritante, qui a -tout de même- cuisiné avec amour un petit rizotto à la crème d'olives et aux tomates confites pas mauvais du tout.
Donzelle et Pirate n'ont pas assez de mots pour raconter leur journée de rentrée. Mais Barbe-Bleue a des questions primordiales :
Barbe Bleue à Donzelle Et t'as mangé quoi à midi ?
Clochette enthousiaste Je sais plus mais c'était bon !
Pirate en empathie avec sa soeur Oui, c'était très bon. C'était du poulet !
Donzelle qui complète Du poulet avec des coucougnettes !!
Hum, je me demande si j'ai bien fait de les inscrire à la cantine moi...







