Alors voilà,

aujourd'hui, ce blog a 10 ans... Dans l'indifférence générale et la mienne la première.

J'ai pris un grand plaisir à relire quelques chroniques, essentiellement parce qu'elles sont de grands pans de l'enfance de mes adolescents, mais malgré mes tentatives, le coeur et l'impulsion n'y sont plus, je n'ai plus envie.

J'écris ailleurs, souvent, beaucoup. Des avis, des nouvelles, des colères et des coups de coeur. Et même, j'écris sur un cahier, la chronique entièrement privée de mes états d'âme. Mon carnet de progression personnelle.

A l'heure actuelle, je me dis que je vais fermer le blog. En tout cas ne plus renouveler à terme le nom de domaine.

Connaissant mon côté versatile et mes foucades, rien ne dit que ce sera définitf. Mais je crois qu'il est temps de clôturer cette partie de ma vie qui m'a apporté notamment des amies, ce qui n'est pas rien, le bonheur d'écrire, d'échanger et d'être lue, le plaisir d'avoir à une époque ma place dans cette communauté de blogs qui existait. Il y a eu quelques déplaisirs aussi, qui sont pour partie de ma faute en ce sens où j'ai rompu l'anonymat pour quelques personnes que je pensais sûres et qui ne l'étaient pas.

Ma blogroll a bien changé, même si je ne la tient pas forcément (pas du tout même) à jour.

Ce pourrait être un constat d'échec, mais je le vis plutôt comme une libération. Soeur Anne existe ailleurs, sous d'autres noms, ou pas. J'ai le sentiment d'avoir beaucoup changé depuis 10 ans, ce qui n'est rien si on compare ce que je disais de mes enfants, de quasiment 16 ans (le 26 pour la Greluche) et 13 ans 1/2. Une lycéenne et un collégien. La dernière année sans examens à la maison vient de s'achever pour un trèèèès long moment.

Pour ma part, à part quelques kilos dont je ne sais me défaire, je me suis allégée de tout une kyrielle de futilités et de superficialités, (Même si j'aime touours autant les ragots people... ). Je m'attriste un peu de voir à quel point j'ai pu être dure avec moi-même alors que je ne le méritais certainement pas.

En réalité, c'est difficile de dire stop. Et pourtant, c'est un soulagement et je suis pleine de joie à la pensée de tout ce qui m'attend.

A vous tous, je souhaite de la joie, de la vérité, de la simplicité.

... Et une grosse dose de bonheur...

adieu