Serial souhaiteuse
Oui, je sais, mon titre n’est pas français. Mais il traduit ma fatigue morale.(Et physique, je sors d’une migraine atroce pas vraiment terminée). Depuis le 1er janvier, elle est revenue. La phrase qui tue. " Bonne année et bonne santé, la santé surtout . C’est le plus important, hein " Je ne supporte plus. Attendez, je suis bien consciente que personne n’est original dans ce genre de circonstances, et surtout pas moi. Et aussi, que la santé c’est important. Je ne vis pas au pays de Oui-Oui, moi non plus. Mais cette phrase, en 2 semaines de travail, j’ai dû l’entendre, au bas mot 500 fois, dite à moi, dite à d’autres, et SURTOUT dite au téléphone à ses interlocuteurs par ma collègue, dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Au secours. Je déteste les 15 premiers jours de janvier. En général, je m’arrange pour ne pas trop errer dans les couloirs… mais la nature a tout de même quelques exigences… sans parler des réunions et autres joyeusetés de la vie de bureau. Il s’avère que j’ai beaucoup de mal à être hypocrite. En général, je porte mes dégoûts et mes antipathies peints sur le visage. Alors l’idée de devoir bisouiller 2 voire 4 fois les joues de personnes dont la plupart me sont au mieux indifférentes me dégoûte un peu. Barbe-Bleue me trouve associale en la matière. Le regard des autres le préoccupe. Moi, de moins en moins. Et mardi après-midi j’ai vécu le plus beau : LES VŒUX DU DIRECTEUR Speechs aussi inintéressants qu’obligatoires.(Heureusement brefs, le Directeur n’aime pas les vœux non plus) Verres de cocktail de jus de fruits. (Je travaille dans un " groupe " où le Règlement Intérieur interdit " l’introduction de boissons alcoolisées dans les locaux du service ") Petits fours et hypocrisie. Bonne année, bonne santé léchons-nous le museau, y’a d’la joie. Je n’aime pas embrasser les gens que je connais à peine. Surtout ceux qui EN PLUS vous tiennent l’épaule. (Comme ça, tu ne peux plus te sauver hinhinhin) Mais il y a pire. Il y a quelques années, j’avais un collègue. En fait, un adjoint. Qui puait. D’ailleurs, en famille, nous le surnommions, " Le puant ". Et croyez-moi, il y avait de quoi. Précaution oratoire : Tout ce qui va suivre est RIGOUREUSEMENT EXACT. Je n’ai exagéré aucune réalité pour vous amuser (ou vous dégoûter). C’est la vérité pure, mes collègues et moi-même avons beaucoup souffert. Sans rire. Or donc, ce monsieur, appelons-le Pedro, ne se lavait JAMAIS. S’était-il déjà lavé dans sa vie, j’en doute. Imaginez un petit homme très très maigre, très laid (Il n’y était pour rien, mais en plus il ressemblait à un rat, le pauvre, vous savez, comme dans " H*arry P*otter "), la bouche pleine de moignons de dents noires, le visage blanc, avec 2 furoncles, dont un dans le cou qui éclatait régulièrement. (La seule peur de sa voisine de bureau était que la chose éclate au travail). Etant donné les endroits où il se grattait, d’autres furoncles devaient parsemer son anatomie à des endroits stratégiques (Oui, à cet endroit là, oui). Il avait 2 costumes, datant des années 70, vu l’allure du col et la largeur des bas de pantalons. Un gris foncé, un gris clair. Des pulls de la même époque, et les chemises assorties. Le tout devait être rarement lavé, et nous faisait vérifier de visu la véracité d’une expression : " Jaune devant, marron derrière ". En plus, il augmentait régulièrement le trou de la couche d’ozone…avec quelquefois un peu de matière. (Bienvenue à Goreland). C’était atroce. Noua avons tout, absolument TOUT essayé. A l’époque, je travaillais aux Ressources Humaines. Et il était chargé des dossiers médicaux. JAMAIS les médecins n’ont trouvé quelque chose à dire. Jamais nous n’avons réusssi à agir à quelque niveau que ce soit, pourtant, les essais furent nombreux. Mais pourquoi je vous parle de Pedro alors que j’en étais aux vœux de bonne année ? Parce que tous les ans, il fallait y passer. La bise. C’était une hantise pour toutes. Les collègues masculins rigolaient. Les joues collaient. On était dangereusement proche du furoncle. Les stratégies d’évitement ne fonctionnaient pas,. Si tu y échappais un jour, tu n’y échapperais pas le lendemain. D’où, le 2 janvier, présence dans mon sac de mon matériel de maquillage. Bonne année, et hop aux toilettes, lavage complet et ravalement de façade après. (Pour le serrement de mains journalier, les boites de lingettes pour bébé sont très efficaces aussi). C’est sans doute à cause de lui que je n’aime pas les vœux. Je ne peux pas m’empêcher de me demander. Et celui-là, il s’est lavé ?
Commentaires
beurk
beurkbeurkbeurkbeurkbeurk.
J'en ai l'estomac encore tout soulevé de ton poto Pedro. Marié ?! aaaah,beurkbeurkbeurkbeurkbeurk !
BEURK. Ah !
Vivement février !
Quelle horreur ! moi qui déteste les mauvaises odeurs.. et les voeux aussi.
En général je me planque pendant quelques temps histoire d'y échapper car comme tu dis, ce sont toujours les mêmes phrases qui reviennent et que je me surprend à balancer aussi.
ps : au fait tu as raison cette cigogne avance trop lentement !
Ohhhhhh, t'es trop dégueu ;o)
Juste à la digestion en plus, c'est ça hein ton idée de régime !!!
j'avais un prof d'histoire dans le genre, lui il stockait les morceaux de saucisson et ses crottes de nez dans une moustache grise tendance jaunatre ... pourtant j'aimais bien l'histoire
Bon je sais ca n'a rien à voir surtout qu'en plus j'ai jamais eu à lui souhaiter mes voeux
Je n'aime pas les voeux non plus et l'idée de faire la bise a des gens que je ne connais pas c'est la meme chose!Quel horreur.
Quand je me promene dans les rues d'une grande ville c'est un veritable slalom pour moi car je deteste le contact,si petit soit il avec des etrangers.
Bisous
Tu connais mon opinion sur les voeux ;-)
je suis sure qu'il a été à l'école avec Adrien Munck, les tocs de ce dernier viennent sans doute d'un traumatisme du genre
@FD Imagine-toi bien que je l'ai eu comme adjoint pendant 7 longues années... Pedro est veuf, mais il parait qu'il était comme ça avant, déjà.
@Mayga : Oui, une bonne planque jusqu'au 1er février, histoire de booster la cigogne !!
@Titeknacky : Oui, le blog fait partie de la stratégie du régime !! Bien tenté avec ton prof mais il n'arrive pas à la cheville (sale) de Pedro !! En fait, il y a eu une série de traumatismes dans la vie de cet homme, mais sale à ce point, cest un choix de vie !!
@Mamadedel : Fais attention à ne pas évoluer vers l'agoraphobie !! Tu m'inquiètes ..;
@Madeleine : Tu comprends maintenant mon plein accord avec toi..
mon pédro
mon pedro s'appelle Gédéon C. ; mais il a honte de son prénom et utilise le deuxième Daniel...
j'ai tout fait pour échapper à la bise; je n'ai pas mis les pieds dans les lieux qu'il hante...jusqu'à aujourd'hui ; une de mes collègue a eu un accident assez impressionnant ;je suis allée prendre un café pour me détendre et j'entends l'horrible couinement ...mais c'est "notre" Géraldine ,je ne t'ai pas encore présenté mes voeux...sans blague! j'ai cru que j'allais vomir; je ne me sentais pas bien et l'odeur et la vue de ce truc qui se penche sur moi...mais bon c'est fait (et ma collègue avait des lingettes ;morte de rire elle m'a suivi au toilettes pour me passer à la désinfection )
je deteste aussi ces voeux du nouvel an
gg
Oh ma Gégé, souffrance !! Tu vois que les lingettes, ça te sauve la vie !! Je vois ta tête d'ici...
Imagine toi juste une fois travailler 8 h par jour dans la même pièce que Gédéon-le-canard-au-long-cou (qui pue) beurk...
Sinon, j'espère que ce n'est pas trop grave pour ta collègue !!
Je serre la main
ma méthode : je tends la main et refuse catégoriquement la bise !!!
Et s'ils insistent quand même je leur dit carrément que je ne bise pas n'importe qui ! Généralement je ne m'en fais pas un copain mais comme c'est le but rechercher après ils reviennent plus !
agh, j'ai plus faim.
Eh-eh !
Quelle chance j'ai...parceque depuis que je suis en Suisse Alémanique...plus besoin de se forcer à embrasser...ça ne se fait pas.Même en Maternelle.la maîtresse serre la main du gamin(ou de la puce) de 5 ans qui fête son anniversaire , pour le (la)féliciter....Alors en France, on tend tousles 4 la main pour dire bonjour aux gens inconnus (c'est déjà ça de gagner !)ça jette parfois un froid et nous avec un grand sourire, on dit "Ah désolé(e) mais c'est comme ça chez nous" Les filles ont ainsi, toute leur petite enfance évité les bisous baveux....
@Troll Je le fais de temps à autre, mais avec certaines personnes qui sont ou seront un jour tes supérieurs hiérarchiques ou dont tu le seras, je préfère éviter les brouilles, s'pas ?
@Bellzouzou : Désolée de t'avoir coupé l'appétit !!
@Souris de bibli : La Suisse est un grand pays, oui. J'avais noté la chose en Allemangne, où les enfants serraient la main de leurs parents pour dire "bonne nuit", ce qui m'avait un peu choqué dans l'autre sens quand même.
Le mien à moi !
J'aime pas me moquer (qu'on soit bien d'accord hein ?) mais voilà à qui moi aussi je dois faire la bise pour la nouvelle année !
Tous le monde se souvient des Deschiens sur C+ ? Eh bien mon Pedro il est comme ça ! Le cheveux rare, fin et gras à souhait, le nez bien "visible", les lèvres un peu en avant faisant découvrir une gencive boursouflée, brun/rouge/noir, sur laquelle s'accrochent désepérément quelques crocs noircis, les doigts parsemés de longs poils qui fouillent inlassablement les oreilles ou le nez, déposant délicatement le fruit de leur recherche sur la boule de la souris ou sur le bras de la chaise. Petit, pas très épais, la bidoche prohéminante due aux épaules voutées. Sous un pull tricoté "main" avec fermeture éclair sur l'épaule, il porte des chemises qu'il prend soin de rentrer dans son slip kangourou bleu ciel qui dépasse de son pantalon trop court en Tergal de couleur vert caca d'oie ou bleu foncé, laissant apparaître ses chaussettes noires et ses mocassins bruns un peu grands d'où l'air s'échappe quand il marche (pfouit, pfouit). Il fait du bruit quand il mange et rote sans vergogne à table. Il peut passer une journée avec toi sans te parler, ce qui n'est pas plus mal paskeu de toutes façons tu comprends rien à keski dit. On dirait qu'il parle du nez avec un mouchoir dans la bouche. Alors tu lui fais répéter, et répéter, et répéter et au final tu émets un rire niais et tu hoches la tête (genre ah ah ah ! Ah ouais !) mais t'as rien compris.
Oualou pour la petite histoire.
Pas possible : Ils doivent être cousins : Les cheveux, les doigts, le pull...
T'imagines, les réunions de famille !!
Ah zut, mon déjeuner ne veut pas plus passer, tiens...
J'ai perdu l'entrainement (Je ne travaille plus avec Pedro depuis 6 ans...)
Heurk ... vous faites un concours ?
Tiens, une saucisse propre...
Non, mais franchement, quand t'en croises un, tu l'oublies jamais !!
Et moi je bosse avec depuis 10 ans !!!!!!!
Courage, c'est les 20 premières années les plus dures...
Quand il est parti en retraite, sans rire on a jeté sa chaise.
Petite anecdote : A une époque où j'étais encore étudiante, à la suite d'un remaniement de postes de travail pendant ses congés, il s'était retrouvé 1 semaine sans attributions définies : Il était donc SANS CHAISE. Ses collègues l'avaient donc logiquement surnommé "Sanchez", puis Pedro Sanchez.. et donc Pedro !!
T'as raison, 20 ans c'est quoi ? Hein ? Et pis pour rire, imagines le "nu" tiens !!
pour une première visite sur ton blog, j'ai été servie :-/ j'ai un peu envie de vomir...
mais je reviendrai ;-) parce que j'ai bien rigolé entre 2 haut-le-coeur :-p
Bienvenue à toi Luna Pat : Pour une première visite effectivement le sujet était assez "gratiné", contente que tu aies ri quand même.
Bii : Oui, imaginer la personne "nue" c'était effectivement notre grand truc dans les moments de déprime olfactive. Toi aussi ?
Qu'avez-vous vu venir ?
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