13 ans jeunôme

 

Ce week-end, j'ai malaxé savamment de la semoule. J'adore l'odeur de la semoule sèche qu'on commence à enrober d'huile d'olive pour en faire la graine, ingrédient principal de réussite d'un couscous. (Ayez une belle-famille pied-noire et vous comprendrez l'enjeu).

J'ai cuit des légumes, de la viande, des merguez...

J'ai préparé une jolie table orange et bleue turquoise... et oublié d'en faire une photo avant le saccage.

Ce week-end, nous avons fêté - avec un peu d'avance puisque le grand jour est le jeudi 15 octobre - nous avons fêté le 13 ans du Jeunôme, du Pirate, de mon bébé, bref, les 13 ans de mon fils.

Et ce qui me trotte dans la tête depuis 1 an ou 2 va fatalement arriver.

Bientôt sa joue ronde va perdre sa courbe et sa douceur d'enfant.

Bientôt, il grandira et je ne pourrai plus l'envelopper de mes bras (D'ailleurs, le Jeunôme est désespéré de ne pas grandir très vite et d'être un des deux plus petits de sa classe).

Bientôt sa voix se mettra à dérailler et il aura des boutons. Bientôt, j'aurai un grand dadais avec du poil aux pattes et qui puera des pieds (Ah non, ça c'est déjà fait...).

Bref, je ne vais plus être une maman d'enfants. Je suis une maman d'ados tous neufs.

... Et dans ma tête, j'ai toujours 30 ou 35 ans...

Un vertige, un décalage.

Je n'ai plus de bébés.

Et si je suis très heureuse de les voir grandir et s'épanouir, d'avoir des échanges passionnants ou un peu fous avec eux, il n'en reste pas moins qu'ils sont grands, maintenant.

Et d'écrire tout cela, ça me donne un peu (beaucoup) envie de pleurer.